Présentation

L’Oeil de la Salamandre est une association loi 1901, créée le 2 mai 2007 autour du travail artistique de Patrice REY.

Les buts de l’association sont les suivants:

« Promouvoir la recherche, la connaissance et la diffusion de la culture populaire en Velay, à travers tout support, y compris l’organisation de spectacles vivants. »

L’activité la plus visible est bien sûr Le Musée des Croyances Populaires au Monastier sur Gazeille. Mais ne se limite pas uniquement à celà: la transmission nécessite un gros travail d’enseignement dans le cadre scolaire et en dehors, par l’organisation de conférences et colloques, un lien fort avec le monde des figurinistes, la création et la vente de nombreux livres, la diffusion de livres d’autres auteurs sur le sujet des croyances populaires, etc…

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Passionné d’Histoire et d’histoires, ce minutieux plasticien altiligérien explore les croyances populaires et les mystères du monde rural. La culture du Velay est intimement liée à sa personnalité. Il recueille récits et légendes d’hier et d’aujourd’hui, donne vie à ces personnages fantastiques et attachants qui peuplent nos pays et nos esprits.

Ces tableaux et figurines sont clairement identifiables dans le quotidien, le monde réel, la ruralité et l’univers populaire qui touche le public. Et soudain, ces gens représentés que l’on semble connaître et avoir toujours côtoyés, basculent dans le fantastique. On peut donc attacher clairement ces personnages à deux univers distincts, deux origines pour une seule existence.

Mélange ? Métissage de cultures ? Oui et non. Peut-on parler du monde rural sans évoquer les contes et les légendes ou les superstitions ?

Montrer un loup-garou dans un château médiéval ou des lutins dans un univers d’héroïc-fantasy est tout à fait détaché de la réalité. Ce qui touche, c’est introduire un élément subversif dans le réel. Avec l’introduction d’éléments fantastiques dans des représentations proches du monde que nous connaissons nous passons du naturel au surnaturel. L’entourage quotidien devient motif d’expression, on peut saisir les rêves, les visions, les sentiments, et les colorier comme on farde un visage disgracieux, pour le cacher et le montrer tout à la fois.

Comprendre ses racines, connaître ses contemporains, les montrer d’une façon ludique avec une sonorité nouvelle, ne vise pas seulement à plaire, distraire ou amuser. Etre de son village, de sa région, de son groupe, le chanter, le peindre, le sculpter, c’est agir de façon identifiable, c’est se revendiquer soi même tel que l’on se voit ou se veut être. L’attachement des autres à leur région, leur pays, peut nous émouvoir aussi, tout simplement, parce que paradoxalement, ce sentiment semble universel.

Nous transposons les émois d’autrui, d’un ailleurs vers les nôtres. Cette universalité et l’identité peuvent ainsi pousser aux échanges et aux emprunts. Les paradoxes sont souvent les meilleurs moteurs. L’attachement à un lieu de cœur, à une identité est une source de richesse, et surtout une matière d’échange.